L'empreinte carbone de nos chaussures

Lorsque nous parlons de problèmes environnementaux, nous utilisons des termes tels que changement climatique, effet de serre, réchauffement de la planète. La préoccupation croissante pour l'environnement et l'intérêt pour la durabilité ont conduit à l'intégration de nouveaux concepts dans notre vie quotidienne, tels que l'empreinte carbone. En ce sens, dans l'industrie de la chaussure, certains projets ont pour objectif de réduire les émissions de CO2 et de lutter contre le changement climatique.

grafic-cal%C3%A7at.jpg

Depuis 2014 quelques usines en Italie, Espagne, Portugal et Pologne font partie d’un projet européen, destiné à mesurer les émissions de gaz à effet de serre lors de la fabrication de chaussures. Cet étude analyse toutes les étapes du cycle de vie de 36 modèles de chaussures dans différentes usines.

Notre atelier en a pas fait partie car l’étude visait des sociétés plus établies et avec un volume plus important.


Les premiers résultats du projet indiquaient que:

· 58% du dioxyde de carbone rejeté dans l'atmosphère est produit lors de la fabrication des composants des chaussures.

· 11% dans l'assemblage et la finition.

· 16% dans l'emballage.

· Dans le transport vers les consommateurs 6%.

· Dans la vie finale du produit 9%.

Nous pouvons donc conclure que c’est lors de la fabrication d'une paire de chaussures, que la plus grande quantité de CO2 est générée lors de la phase de production des composants.

Ses pells.jpg

Les sociétés participant à la première phase du projet ont reçu une série de recommandations personnalisées visant à réduire l'empreinte carbone de la production de leurs modèles de chaussures, telles que:

· Choix de matériaux ayant peu d'impact sur l'environnement.

· Réduction du poids des composants lorsque cela est possible.

· Diminution de la consommation d'énergie.

· Utilisation de produits chimiques à base d'eau.

· Réduction dans la dépense des packagings et suppression des sacs plastique pour l’emballage des souliers.

Une fois le projet européen finit nous avons pu conclure notre seuil et notre empreinte de carbone grâce à la simulation des résultats. En étant une petit société notre empreinte est base. Hors il est dans l’intérêt de tous et pour nous même d’adopter des solutions pour contribuer à ceci.

· Depuis 2016, ROEW a éliminé les cuirs en tannerie traditionnelle et travaille actuellement avec des cuirs sans chrome. Présentement nous utilisons que du produit chimique dans deux de nos cuirs (coloris serpent)

· En 2017 on a débuté une recherche de matériaux plus responsables comme le cuir de champignon, le chanvre ou autres matières et leur adaptation à nos produits.

· En 2018 nous avons éliminé les semelles en plastique (ou produits dérivés) et nous ne travaillons que des semelles cuir, bamboo recyclé, Lactae Hevea ou gomme recyclé. Nous avons donc éliminé tout composant en PVC dans nos souliers.

C’est donc en septembre 2019 que nous allons éliminer nos emballages carton et plastique dans nos boutiques. A partir du mois prochain nous ne disposerons plus de boîtes en carton pour la vente à nos clients en boutique. Les boîtes en carton ne seront donc plus dispensés dans nos magasins de Montreal et Berlin.

A la place un sac en coton organique vous sera proposé par 3,5$ (3€) pour les montants de moins de 100$ +tx ou offert pour les ventes supérieures à 100$+tx. De cette façon nous allons essayer de devenir de plus en plus responsables limitant donc notre empreinte carbone dans tous nos processus en propre (choix des matériaux, fabrication et distribution).

0027921_two-tone-econo-cotton-tote.jpeg

Pour notre marque partenaire Murri Clothes le choix est aussi le même. La marque travaille actuellement que sur de la production local sur le Québec et sur Barcelone pour la vente en Allemagne. Les tissus sont soit responsables (OEK ou autres certificats) ou vintages/fin séries d’usine.

Article à venir: nos cuirs, le choix de nos fournisseurs et de nos cuirs

Lambert Perera Cortes